Protocole de coopérationCadre créé par l'article L.4011-1 du code de la santé publique : il organise, entre professionnels de santé, le transfert d'activités ou d'actes de soins ainsi que la réorganisation de leurs modes d'intervention auprès du patient. Concrètement, un orthoptiste peut y réaliser des actes qui relèvent habituellement de l'ophtalmologiste, sous conditions de formation, de traçabilité et de suivi.
Depuis la loi du 24 juillet 2019, deux voies coexistent. Les protocoles nationaux sont autorisés par arrêté après avis de la Haute Autorité de santé, et s'appliquent partout par simple déclaration. Les protocoles locaux sont portés par une équipe et autorisés par l'agence régionale de santé.
En ophtalmologie, ce cadre est devenu structurant : bilan visuel dans le parcours de renouvellement des lunettes, dépistage de la rétinopathie diabétique par lecture différée de clichés du fond d'œil, travail aidé. Autant d'actes absents de la pratique courante il y a quinze ans.
À ne pas confondre avec l’accès direct. L'accès direct (bilan visuel et primo-prescription de 16 à 42 ans, dépistages de l'enfant) figure dans votre propre décret de compétences (art. R.4342-8-1 à R.4342-8-3 CSP). Le protocole de coopération, lui, vous fait sortir de ce décret pour réaliser des actes transférés par un médecin. Deux cadres juridiques distincts, deux traitements assurantiels distincts.